Poésie en 3 rythmes syncopés

Je suis celui qui te distrait
Celui qui te berce
Te maintient dans le rêve
Mais te permet aussi
De comprendre, de t’extraire
De t’élever au-delà de moi
Souviens-toi seulement
Que je peux te priver
D’une réelle humanité
Et te couper
Du monde entier

Je suis celui qui te guide
En pleine conscience
Comme en totale inconscience
Blessé je me ferme
Ouvert je rayonne
Soleil de tes nuits
Je suis résilience
Je suis sagesse
L’essence de toute chose
Le centre de la vie
Souviens-toi seulement
Que brimé
Je peux exprimer
Beaucoup de cruauté
Et dénaturer
Tes plus belles qualités

Je suis la base
L’inaltérable et l’éphémère
Je suis la terre
Les racines et les sens
Je vibre, je tremble
Je secoue, je danse
Je sens, j’informe
Lorsque j’ai peur
Je retiens, je refoule
J’accumule et j’explose
J’érupte et je meurs
Souviens-toi seulement
Je suis la vague de fond
Ce qui engendre le mouvement
Et l’action
Mais aussi l’inertie
La mort et la destruction

Nous sommes 3 aspects de ce que tu appelles « toi »
À chacun de nous, par moment, tu t’identifies
Selon tes besoins de l’instant
Lorsque cela te sied
Et te permet de te sentir vivant

À l’Esprit tu aimes recourir
Pour disserter, impressionner
Détruire ta foi
Jouir de toi-même
Et t’imposer à autrui

Au cœur tu fais appel
Lorsqu’au passé et à la mémoire
De tes plus beaux moments
Comme des pires
Tu souhaites t’accrocher
Pour nourrir l’espoir
Ou tes jours de pluie

Sur le corps tu te replies
Lorsque plus rien ne va
Que le vie te fait une clé de bras
Et que tu dois te déposer
Sinon tu lui voues
Un culte factice
Ne te souciant de lui
Que pour son apparence
Et ces projections
Qu’il te permet d’offrir
Pour embrouiller celui
Devant lequel tu parades comme un paon
Mais de ses besoins
Ses appels et ses limites
Tu te te caches et te tiens loin

Des trois tu es partie
Mais d’aucun tu ne dois être épris
Les trois tu ne peux renier
Mais seulement équilibrer
C’est le chemin vers l’harmonie
Le seul, le vrai, l’unique
L’Esprit t’instruira
Mais restera froid
Il te faut donc
La sagesse d’un cœur
Rempli d’amour
Et de la chaleur
D’un corps apaisé
Parce qu’il est libéré
Des chaînes de la peur
Et de l’avidité

Ainsi seulement
Tu pourras parler
Le langage de l’âme
Une langue faite
De silence
De paix
Et d’accueil
Une langue qui s’instruit
De la réalité
Celle composée de l’autre
Qui est là pour nous élever
Et enrichir
Notre humanité

Ne te laisse donc pas
Emmurer
Dans le rêve du rêve
Là où tu ne sais plus
Si l’illusion est réalité
Ou si la réalité est illusion

Tant qu’il y a la pensée
Il y a illusion
Tant qu’il y a blessures
Il y a jugement
Tant qu’il y a la peur
Il y a l’égoïsme

Rien n’est à réaliser et ne le sera jamais
Puisque tout nous est déjà offert à rabais
Mais de le voir, le saisir
Et l’offrir
Est là seule réalité
Qui reste encore à dévoiler

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